Ma césarienne, une nécessité ?

Après être tombé sur le rapport de L'OMS sur le nombre trop important de césarienne pratiqué sans réelle nécessité et avoir lu l'article de Marie
sur sa césarienne, de nombreux souvenirs et sensations de ma propre césarienne me sont revenus. Je me suis donc décidé à mettre des mots sur celle-ci. Sur ce moment si important, ce moment qu'on idéalise, ce moment qu'on nous a volé: la naissance de notre premier bébé.


grossesse

C'était il y a un peu plus de 2 ans et demi maintenant.
Petit Chou avait dépassé le terme depuis 3 jours, nous avions fait un monitoring la veille et il n'y avait aucune contractions (même si j'en avais depuis un moment mais pas régulièrement) Nous étions rentré avec ordre de revenir 2 jours plus tard pour un nouveau monitoring.

Finalement dans la nuit quelques contractions m'ont réveillé et en me levant je me suis rendu compte que je perdait du sang. Nous sommes donc partis à la maternité où on nous a dit que maintenant qu'on était là, on nous gardait !

Le travail s'est lancé tout seul tranquillement. Normal c'était mon premier bébé.

La journée a été très longue.... Nous étions à l'hôpital depuis 7h du matin.
Finalement à 19h on m'annonce que je suis dilaté à 9 et que la naissance est pour bientôt !

Le changement d'équipe se fait et on revient m'examiner 1h plus tard... Toujours 9cm.
La sage femme me dit qu'on attend encore un peu.
1h après toujours 9cm et là elle me dit "Bon il va falloir faire une césarienne". Je suis complètement tombée des nues. Une césarienne mais POURQUOI ? Mon bébé va bien, je vais bien, je ne comprends pas la raison.

Je me met à pleurer. La sage femme m'explique qu'ils ont un protocole et que si il y a stagnation pendant 2h ils font automatiquement une césarienne.
En voyant ma déception elle me dit qu'elle va demander au gynécologue s'il est d'accord de me laisser une heure de plus.

Le gynécologue accepte. Ouf on a une heure de répis et un espoir.
La sage femme me propose de me mettre sur le côté pour aider le col à s'ouvrir. Mais rien n'y fera 1h après mon col est toujours à 9.
On nous annonce qu'on part au bloc.

grossesse

Je demande à ce que Papa Doudou m'accompagne on me dit qu'il faut voir si le gynécologue accepte, ce qu'il fait. Pendant qu'on m'installe au bloc, qu'on m'injecte le produit anesthésique Papa Doudou s'habille et me rejoins.

Il y a du monde partout, ça s'agite dans tous les sens. On est dans un CHU donc en plus du gynécologue, de l'anesthésiste, du pédiatre, de la sage femme, de la puéricultrice et de l'auxiliaire puéricultrice il y a pour chacun leur étudiant. Ce qui fait ENORMEMENT de monde pour un accouchement qu'on espérait intimiste avec seulement une sage femme et une auxiliaire!

Je suis secoué dans tous les sens, Papa Doudou est impressionné par ces personnes en bottes montant jusqu'aux genoux.
Le temps me paraît interminable. Il faut dire que puisque ce n'était pas une urgence un c'est passé 1h entre la décision d'aller au bloc et la naissance de Petit Chou.

A un moment, j'allais demander où on en était mais ma question est restée dans ma gorge. J'ai entendu, dans la pièce de soins à côté de bloc, j'ai entendu mon bébé pleurer. C'était la première fois que je l'entendais mais j'ai de suite su, sans le voir, sans savoir le gynécologue l'avait déjà sorti de mon ventre, que c'était MON bébé.

Personne n'a pris le temps de me le montrer !

grossesse

Là on a demandé à Papa Doudou si il voulait le rejoindre et lui disant d'y aller uniquement en longeant le mur et en ne regardant QUE le mur (sans se retourner vers moi).

Une fois Papa Doudou parti, j'ai eu très froid. L'étudiant anesthésiste est resté près de moi avec un chauffage mais rien ne me réchauffant, je tremblais et je pleurais. Ce gentil étudiant essayait de me rassurer mais rien n'y faisait.

La sage femme est venu me montrer Petit Chou. Je n'ai eu le temps que de lui faire un petit bisou et elle l'avait déjà emmené.

Il est resté en peau à peau avec Papa Doudou un petit moment puis les sages femmes ont décrété qu'il avait faim (alors que Papa Doudou me diras plus tard, qu'il était sagement contre lui et qu'il ne disait tien) et qu'il fallait lui donner un biberon. Papa Doudou leur a dit que je voulais l'allaiter.

Une sage femme est donc venu me voir au bloc en me disant "vous comprenez votre petit fait 4kg600 et il a faim, il faut qu'on lui donne un biberon en vous attendant".

Que faire ?

On m'avait volé la naissance de mon fils et en plus on voulait le nourrir à ma place ! Mais s'il avait faim, je n'allait pas le laisser "mourir de faim". J'ai donc faiblement accepté.

grossesse

Puis je suis sortie du bloc, en tremblant toujours, et j'ai retrouvé Papa Doudou et Petit Chou en salle de réveil. Quand Petit Chou à été dans mes bras, les tremblements ont cessé instantanément.

Finalement le biberon ne lui avait pas été donné et c'est dans cette salle que Petit Chou a eu sa première tétée.
Une première tétée dont je ne me souviens absolument pas.

On a passé la nuit et la matinée en salle de réveil car il n'y avait plus de chambre disponible.
Mais je ne me souviens pratiquement de rien entre ma sortie du bloc et le moment où on est remonté dans la chambre.
Je pense que l'anesthésie devait être un peu forte !

Malgré la césarienne, j'ai pu allaiter mon Petit Chou, je vous en ai déjà parlé.

Je me suis remise assez vite physiquement, quand on est rentrés à la maison 5 jours plus tard, je marchais lentement mais sans difficultés.

grossesse
J+3
Par contre j'ai eu beaucoup de mal psychologiquement, à accepter cette césarienne.
En fait je ne l'ai toujours pas accepté et la naissance de Petit Lou m'a conforté dans l'idée que s'ils avaient laissé faire le temps Petit Chou aurait très bien pu naître naturellement.

CONVERSATION

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire

En direct d'Instagram